Fermeture d'une voie sur deux sur une partie du rang de l'Île

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PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  —  Les usagers de la route qui empruntent le rang de l'Île, à Pierreville, devront patienter jusqu'à la fin de l'année avant que la circulation soit rétablie dans les deux sens, dans le segment où un glissement de terrain a entraîné une partie de la berge.

« On nous a avertis que le chantier pour solidifier la berge et réparer la route ne sera pas complété avant la fin de 2016 », précise le maire de Pierreville, André Descôteaux, d'après les informations reçues à la Municipalité de la part des responsables du ministère des Transports.

AIDE FINANCIÈRE
L'éboulement est survenu le 5 avril dernier. Il a emporté un morceau de terre dans les flots de la rivière Saint-François, laissant à cet endroit une échancrure qui va jusqu'en bordure de la route.

Par mesure de sécurité, les autorités concernées ont procédé à la fermeture d'une voie sur deux sur un tronçon du rang de l'Île.

La Municipalité a aussitôt entamé des pourparlers avec les responsables du ministère de la Sécurité civile et du ministère des Transports du Québec, afin d'obtenir une aide financière pour sécuriser la berge et réparer la chaussée.

« La Municipalité de Pierreville va être éligible à une subvention », explique M. Descôteaux, lors d'un entretien téléphonique. « Le montant exact reste à préciser. » Pendant les travaux, la Municipalité devra suivre toutes les étapes et obtenir toutes les autorisations que les ministères concernés exigent dans les circonstances.

« La première étape, c'est de faire préparer une étude géotechnique, pour évaluer la capacité portante des sols », mentionne le maire. La Municipalité devra ensuite obtenir les plans et devis, présenter un appel d'offres pour les travaux et procéder à l'embauche d'un ingénieur pour la supervision des travaux.

Dans l'intervalle, Pierreville prévoit construire une voie de contournement, pour accommoder les usagers. Par exemple, le rang de l'Île est emprunté par les machineries agricoles qui ne peuvent pas circuler sur le pont Ouellet en raison des limites de charges. De plus, un grand nombre de véhicules récréatifs y circulent pendant le Festival western de Notre-Dame-de-Pierreville.

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ACTUALITÉ

Arrestations et perquisitions en lien avec la production de stupéfiants

Les suspects fournissaient d'importantes quantités de stupéfiants au crime organisé italien et asiatique de Montréal.

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  —  Les agents du Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la Sûreté du Québec ont effectué deux perquisitions et procédé à trois arrestations, en lien avec la production de cannabis dans la région.

Dans la matinée du 19 avril 2016, les policiers sont intervenus à Pierreville, dans un bâtiment situé sur la rue Industrielle, ainsi que dans une résidence de Saint-François-du-Lac.

Une vingtaine de policiers de la Sûreté du Québec ont pris part à cette opération. Deux individus, visés par un mandat d'arrestation, ont été arrêtés pour comparaître au Palais de justice de Sorel-Tracy. Il s'agit de Félix Descôteaux-Bilodeau 18 ans et Patrick Côté-Parenteau 36 ans. Un troisième suspect, dont l'identité n'a pas encore été révélée, a été arrêté et amené à comparaître devant la justice.

Du cannabis en vrac, du haschich prêt à la vente et du matériel de production ont été saisis.

Une vingtaine de policiers de la Sûreté du Québec ont pris part à cette opération. Deux individus, visés par un mandat d'arrestation, ont été arrêtés pour comparaître au Palais de justice de Sorel-Tracy. Il s'agit de Félix Descôteaux-Bilodeau 18 ans et Patrick Côté-Parenteau 36 ans. Un troisième suspect, dont l'identité n'a pas encore été révélée, a été arrêté et amené à comparaître devant la justice.

L'enquête qui a débouché sur cette opération a débuté en mai 2015, suite à des informations provenant du public.

Du cannabis en vrac, du haschich prêt à la vente et du matériel de production ont été saisis.

» Lire le communiqué de la Sûreté du Québec.

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LA TRIBUNE LIBRE

Réflexions du maire de St-François-du-Lac

PIERRE YELLE, MAIRE DE ST-FRANÇOIS-DU-LAC  —  Lors de la séance publique du conseil de Saint-François-du-Lac le 11 avril dernier, j'ai apposé mon droit veto sur un dossier que je pilotais depuis près de deux ans et duquel j'ai été exclu pour la finalité.

Cette manière de faire incite les citoyens et citoyennes à croire que la maire n'a pas ou plus d'autorité et que son rôle en est un de marionnette. Jamais dans toute ma carrière, je n'ai été traité de cette manière et ce n'est pas aujourd'hui que cela va se produire.

Depuis un certain temps, je constate qu'une partie de l'appareil municipal n'accepte ou ne comprend pas les responsabilités du maire décrites à l'article 142 du Code Municipal :

(TITRE III DES RÈGLES COMMUNES AUX MAIRES ET AUX PRÉFETS
142.1. Le chef du conseil exerce le droit de surveillance, d'investigation et de contrôle sur les affaires et les officiers de la municipalité, voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, veille à l'accomplissement fidèle et impartial des règlements et des résolutions et communique au conseil les informations et les recommandations qu'il croit convenables dans l'intérêt de la municipalité ou des habitants de son territoire ...)

Devant cette situation qui perdure et s'amplifie, j'ai annoncé lors de cette même réunion que j'envisageai la possibilité de quitter mes fonctions de maire suite à une analyse approfondie de la problématique.

Dans cette analyse, je prends en considération une partie des réalisations depuis les élections de 2013 :

  • Le comptoir alimentaire qui aide plus de 45 personnes.
  • La guignolée qui a reconquis sa crédibilité dans la population.
  • L'amélioration de la qualité de l'eau potable.
  • La modernisation de l'usine de traitement des eaux usées.
  • Le report de l'agrandissement de la caserne de pompier (nouvelle demande de subvention avec une offre d'achat d'un terrain dans la municipalité).
  • Le traitement des eaux usées pour les résidences non desservies (règlement provincial Q.2 r.22 l'application de ce règlement étant de responsabilité municipale.
  • Bientôt, après deux ans d'attente, modernisation de l'éclairage des rues avec des économies appréciables à moyen terme.
  • Trois ans plus tard, modernisation de l'acoustique au centre communautaire.
  • Bientôt une première, une vente de garage communautaire.
  • Un début d'entraide avec les loisirs de Pierreville (lumières de Noël et parade de la Saint-Jean, départ de Saint-François-du-Lac)
  • Un appui constant pour la promotion des arts et de la culture de nos artistes.

J'ai consulté plusieurs personnalités et organismes dans le but de prendre une décision optimale.

Plusieurs citoyens et citoyennes m'ont contacté et un certain nombre m'ont offert leur collaboration pour l'avenir.

Suite à des réunions à la M.R.C., j'ai constaté que notre M.R.C. prenait un virage vers la coopération et le partage de services avec d'autres M.R.C. et que pour ce faire les maires devaient être des visionnaires et envisager le même virage dans leur propre municipalité.

À court terme, le visage de notre M.R.C. ne sera plus le même et pour mener à bien ce virage vers de nouvelles pratiques de gestion, il devra y avoir à la table des maires: des maires compétents, expérimentés et visionnaires, ce qui est le cas actuellement.

Dans le futur, les maires ne devront plus avoir une priorité exclusivement municipale mais bien une priorité coopérative pour l'avancement de l'ensemble de la M.R.C. ce qui se traduira en retombées économiques viables pour leur propre municipalité.

En considérant ma formation d'administrateur municipal et mon expertise dans plusieurs domaines, j'en viens à la conclusion que ma place est à la table des maires afin d'être partie prenante de ce virage tout en alignant la vision de ma municipalité sur celle de l'ensemble de la M.R.C.

Donc, je demeure à mon poste de maire dans l'intérêt des citoyens et citoyennes tout en demeurant offusqué par la position de certains membres de l'appareil municipal.

Soyez assuré que je serai sur la ligne de départ pour les élections de 2017 et je sais pertinemment bien que vous aurez l'embarras du choix au niveau des candidats et candidates lors de ces élections.

Soyez assuré de mon dévouement indéfectible,

Pierre Yelle, maire

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POLITIQUE

L'achalandage des traversiers est en chute libre

Perte de 71 000 véhicules en moins à Sorel, 9 mois après la hausse de tarifs, selon les chiffres obtenus par la Coalition avenir Québec.

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  — L'achalandage des traversiers est en chute libre depuis les hausses de tarifs imposées par le gouvernement du Québec, dénonce le député de Nicolet-Bécancour et critique de la Coalition Avenir Québec pour la stratégie maritime, Donald Martel.

« D'après les chiffres obtenus par la CAQ, entre mai 2015 et janvier 2016, soit les 9 mois suivants la hausse de tarifs, 25% moins de véhicules ont emprunté le traversier à Québec et 17% de moins à Sorel que durant la même période, l'année dernière. Concrètement, cela représente une perte de 69 000 véhicules à Québec et de 71 000 à Sorel », mentionne le député, dans un communiqué émis, à la suite d'un point de presse tenu aux abords de la traverse Québec - Lévis, le 21 mars dernier.

Il était accompagné des députés de La Peltrie, Éric Caire, et de Lévis, François Paradis.

« Malheureusement, l'hémorragie ne s'arrête pas là: pour les passagers, cette baisse atteint 11% pour chacune de ces traverses, soit 153 000 passagers de moins à Québec et 80 000 de moins à Sorel », déclare Donald Martel.

« C'est simple : les libéraux sont en train de couler la Société des traversiers du Québec avec sa hausse allant jusqu'à 25% des tarifs imposée l'an dernier. On a beau changer le ministre responsable de l'industrie des traversiers, nous sommes toujours confrontés à la même réalité : le navire prend l'eau. La mauvaise gestion libérale fait carrément fuir la clientèle. L'année 2015 a été catastrophique et à la lumière des chiffres que l'on partage aujourd'hui, j'ai le sentiment que 2016 sera tout aussi pire. », continue-t-il.

RÉPERCUSSIONS
Pour sa part, le député Éric Caire estime que la baisse de l'achalandage a des répercussions sur les finances de la Société des traversiers du Québec.

Entre mai 2015 et janvier 2016, il note un manque à gagner de près de 2 millions de dollars.

« Il y a les conséquences humaines pour les utilisateurs, mais il y a aussi des conséquences pour les revenus de l'État. 2 millions, ça représente près de 10% des revenus de billetterie de l'organisme, creusant donc davantage la dette de la Société des traversiers du Québec qui, je le rappelle, multiplie déjà les déficits. Il faut être honnête: ça prend bien des libéraux pour réussir à perdre de l'argent avec une hausse de tarifs ! », fustige Éric Caire, porte-parole de la CAQ pour la Capitale-Nationale.

Quant au député de Lévis, François Paradis, celui-ci dénonce le choc tarifaire subi par les milliers de personnes qui empruntent chaque mois la traverse entre Québec et Lévis.

« Un peu à l'instar de la situation à Sorel, l'achalandage a drastiquement diminué ici, car c'est tout simplement rendu trop cher pour plusieurs de continuer à se payer ce service », déplore M. Paradis.

Enfin, les trois députés s'entendent pour dire que malgré cette hausse de tarifs, différents exemples de mauvaise gestion et de gaspillage de fonds publics à la Société des traversiers du Québec font la manchette à presque toutes les semaines.

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