La relocalisation de la Coopérative de santé Shooner et Jauvin de Pierreville est à l'étude

Coop Shooner JauvinDr Karl Shooner, Françoise Kogovsek Lacasse, coordinatrice générale et André Descôteaux, président du conseil d'administration de la Coopérative de solidarité de santé Shooner et Jauvin.

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  — Médecins, infirmières, secrétaires; il y a en tout une dizaine de personnes qui assurent le fonctionnement de la Coopérative de solidarité de santé Shooner et Jauvin de Pierreville. Et si elle devait encore augmenter ses effectifs, la Coopérative se retrouverait trop à l'étroit. C'est ce que les membres de la Coopérative ont appris, lors de l'assemblée générale annuelle de l'organisme. La réunion avait lieu à l'hôtel de ville de Pierreville, le 18 mars dernier.

« S'il arrivait qu'un autre médecin ou qu'une ou deux super infirmières décident de venir pratiquer chez nous, il n'y aurait pas assez d'espace. Les locaux de la Coopérative ne sont pas si grands que ça. On ne peut plus agrandir. On pourrait se relocaliser sinon les médecins ne viendront pas », a expliqué André Descôteaux, président de la Coopérative et maire de Pierreville.

Invité à préciser sa pensée, M. Descôteaux répond que le dossier de relocalisation est à l'étude, sans toutefois donner plus de détails.

Quatre médecins omnipraticiens pratiquent actuellement dans le bâtiment de la rue Georges. Au cours de la dernière année, il y a eu à cet endroit près de 6 400 visites médicales. « La Coopérative répond aux besoins de la nouvelle génération de médecins », a pour sa part mentionné le docteur Karl Shooner. « Oui, les médecins qui travaillent ici sont heureux », a-t-il assuré.

RECRUTEMENT ET FINANCES
Lorsqu'on demande aux responsables de la Coopérative si d'autres viendront bientôt gonfler les rangs du personnel soignant, les responsables de la Coopérative demeurent prudents.

« Les démarches pour attirer de nouveaux médecins prennent du temps. Il faut intervenir dès l'école de médecine », a souligné Françoise Kogovsek Lacasse, coordinatrice générale.

« Nous travaillons sur des dossiers et oui, il y a des choses qui s'en viennent mais qu'on ne peut pas dévoiler à ce moment-ci, pour des raisons de compétitions. Nous ne sommes évidemment pas les seuls à recruter des médecins », a avancé André Descôteaux.

La Coopérative, qui en est à sa septième année d'existence, dispose d'un avoir net de 566 490 $ au terme de son plus récent exercice financier. « Nous avons des surplus mais si nous voulons nous relocaliser, notre situation financière nous place dans une position favorable », a soutenu M. Descôteaux. Il a ajouté que la Coopérative pouvait également utiliser ses surplus pour recruter des étudiants en médecine.

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LA TRIBUNE LIBRE

Les énergies renouvelables et la
transition énergétique de demain

Par Frédéric Tremblay, ing., Ph. D., directeur général de Parc éolien Pierre-De Saurel SEC
et membre du conseil d'administration de l'AQPER

Suite à la récente annonce de la Régie de l'énergie qui accordait une hausse de 2.9 % des tarifs résidentiels à Hydro-Québec Distribution, une effervescence médiatique s'en est suivie. Nombreux sont les chroniqueurs qui se sont servis de leur tribune pour répéter une nouvelle fois que ce sont les approvisionnements en énergie éolienne qui sont la cause de tous nos maux et que le développement de cette filière devrait être arrêté.

Cependant, peu de médias ont fait mention que la hausse réelle demandée par notre société d'État était en réalité de 7.6 % dont 3.7 % était reliéaux achats d'électricité lors des pointes de consommation en période hivernale. Quant aux achats d'énergie éolienne ils représentent seulement 1.7 % de l'augmentation qui était demandée, une facture d'en moyenne 20 $ annuellement(ou 1 $ pour un projet de la taille de celui de la MRC de Pierre-De Saurel). Cette facture pourrait être facilement réduite à zéro si l'énergie éolienne était exportée au lieu d'être consommée ici. En effet, le marché de la Nouvelle-Angleterre est prêt à payer plus du double par kWh pour de l'énergie éolienne que pour de la grande hydroélectricité.

L'industrie éolienne crée 5 000 emplois et des retombées économiques directes et indirectes de 470 millions de dollars annuellement dans toutes les régions du Québec. Au contraire, les achats d'électricité pendant les pointes hivernales sont une ponction directe à l'économie du Québec. Ce sont environ 400 millions de dollars que nous avons versés à nos voisins de l'Ontario et des États-Unis. Le paiement de cette facture a été remis à 2020 par la Régie de l'énergie.

Des mesures simples de conservation d'énergie comme l'utilisation de chauffe-eau et de thermostats intelligents, combinées à un peu de discipline collective afin de minimiser l'utilisation de nos appareils ménagers aux heures de grande consommation permettrait de diminuer grandement nos importations à grands frais.

Mais revenons à notre sujet principal concernant la filière éolienne. Le coût moyen de cette énergie était de 9.5 cents du kWh en moyenne pour les projets obtenus lors des 3 premiers appels d'offres d'Hydro-Québec. Les projets les plus récents accordés en décembre dernier suite au 4e appel d'offres ont un coût moyen de 6.3 cents du kWh. L'énergie éolienne a donc maintenant un coût égal à l'énergie hydroélectrique des nouveaux projets. Cette diminution importante du coût est le résultat de la continuité des politiques des gouvernements précédents, autant du PQ que du PLQ. Une industrie ne peut se développer et fleurir que lorsqu'on lui en laisse le temps et qu'on lui assure que la confiance et le support nécessaire ne lui sera pas retiré à la première difficulté.

Du côté des exportations d'électricité vers nos voisins du Sud, il est vrai que le prix a atteint un plancher en 2012 à 4 cents du kWh. Il s'agissait d'une situation conjoncturelle suite à la crise économique. Mais depuis, le prix a augmenté de manière importante pour atteindre 6 cents du kWh en 2014 en moyenne. L'année 2015 s'annonce encore meilleure et tout porte à croire que le prix moyen obtenu par Hydro-Québec sera supérieur au prix des nouveaux approvisionnements éoliens. Voilà qui augure bien pour cette filière qui vitalise l'ensemble des régions du Québec.

Vouloir freiner l'essor des énergies renouvelables témoigne d'un manque de vision à long terme. Le développement énergétique du Québec ne se gère pas à la petite semaine, en changeant de cap au premier défi. Nous avons certes un léger surplus d'énergie électrique, mais nous importons toute notre énergie fossile. Le Québec est donc un importateur net d'énergie, car c'est l'ensemble des carburants fossiles qui sont importés de l'extérieur du Québec. Ce sont 16 milliards de dollars annuellement qui sortent de notre économie. Réduire notre dépendance à l'énergie fossile présente un double avantage. Le premier est d'ordre économique et le second est la réduction des gaz à effet de serre que nous émettons et s'inscrit dans la lutte contre les changements climatiques.

L'Association québécoise de la production d'énergie renouvelable (AQPER) a récemment présenté une vision réaliste de l'horizon 2015-2030. En utilisant des technologies déjà existantes, cette vision a comme objectif de substituer 30 % des énergies fossiles que nous consommons par de l'efficacité énergétique, des énergies renouvelables ou par un carburant plus propre comme le gaz naturel. L'AQPER a expliqué en détail sa stratégie avec des objectifs chiffrés et réalisables. J'invite les lecteurs à en prendre connaissance au www.aqper.com.

Pour atteindre cet objectif, ce sont 30 TWh de nouvelles sources d'énergies renouvelables qui devraient être déployées au Québec au cours des 15 prochaines années. Cette énergie proviendrait de la biomasse forestière, des biocarburants tels que le biométhane, des éoliennes et des barrages hydrauliques. Alors plutôt que de freiner le développement des énergies renouvelables, il faut au contraire l'accélérer. Au total, l'atteinte de cet objectif générerait des investissements de l'ordre de 30 milliards de dollars et injecterait de 3 à 4 milliards de dollars dans l'économie du Québec de manière récurrente par des achats moindres de produits pétroliers étrangers. La réduction des gaz à effet de serre serait importante et permettrait au Québec d'atteindre ses objectifs en cette matière. Ce projet de société créerait aussi 30 000 emplois.

Je termine en disant que plutôt que de se désoler pour un léger surplus d'énergie électrique, nous devrions plutôt nous affairer à mettre en place les éléments nécessaires pour la transition énergétique qui nous attend au cours des prochaines décennies. Cette transition se fera de manière graduelle et entrainera inévitablement une utilisation accrue des énergies renouvelables.

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POLITIQUE

La circonscription de Richelieu demeure péquiste

Sylvain Rochon obtient 35,98 % des suffrages et devance le caquiste Jean-Bernard Émond, son plus proche rival, par 710 votes.

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  — Le Parti québécois conserve la circonscription de Richelieu avec la victoire de son candidat à l'élection partielle du 9 mars dernier.

Au terme du décompte des bulletins de vote, Sylvain Rochon obtient 35,98 % des suffrages. Il devance le caquiste Jean-Bernard Émond, son plus proche rival, par 710 voix. M. Émond reçoit ainsi l'appui de 32,48 % des électeurs du comté. Le Parti libéral, représenté par Benoît Théroux, termine troisième avec 24,93 %. Le taux de participation à cette élection est de 46,43 %.

Cette élection était rendue nécessaire après le départ de la vie politique de l'ancienne députée Élaine Zakaïb, en septembre dernier. Elle avait remporté deux élections consécutives, en 2012 et 2014.

Mme Zakaïb succédait à Sylvain Simard, qui a été député de Richelieu de 1994 à 2012. Avant de se lancer dans la course pour l'élection partielle, M. Rochon a notamment été le conseiller politique de M. Simard puis de Mme Zakaïb.

À quelques jours du rendez-vous électoral du 9 mars 2015, M. Rochon avait exhorté les électeurs de Richelieu à lui accorder un mandat fort. « Je refuse d'arriver avec des solutions toutes faites », avait-t-il fait valoir, par voie de communiqué. « Que ce soit en environnement, en santé, en éducation, en développement économique, en emploi pour les jeunes, en soutien aux plus démunis, les acteurs locaux ont démontré leur capacité à analyser les enjeux et à apporter des solutions créatives et adaptées aux besoins des gens. Je serai à leurs côtés, dès le lendemain de l'élection, pour défendre leurs priorités à Québec. »

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