Une entreprise, quatre générations

Garderie Petits Rayons de Soleil PierrevilleMarie-Pier Guévin-Michaud, son fils Alexis, Thérèse Landry et Dominique Guévin. Mme Guévin-Michaud réunit trois générations de femmes d'une même famille dans son entreprise de service de garde, qu'elle exploite depuis son domicile.

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  — Jeune, dynamique, impliquée dans son milieu ; autant d'étiquettes qui conviennent à Marie-Pier Guévin-Michaud. Il faut lui ajouter une autre: celle de femme d'affaires.

Depuis le mois d'août 2014, Mme Guévin-Michaud travaille à l'entreprise de service de garde qu'elle a fondée à Pierreville, « Les petits rayons de soleil ».

Après une formation collégiale en éducation à l'enfance, cette femme d'affaires voulait d'abord travailler dans un centre de la petite enfance. Puis elle a eu son premier enfant.

« J'ai eu l'idée de démarrer ma propre garderie à la maison. C'est une façon de concilier la famille et le travail qui fait appel à mon sens de la créativité et à mon goût pour l'activité. En plus, c'est agréable de travailler avec ces petites boules d'amour », souligne-t-elle. « Parce que ça prend de la passion pour travailler avec les enfants. »

Elle a d'abord pris le temps de mûrir l'idée, en a discuté avec sa mère puis a décidé de se lancer.

UNE AFFAIRE DE FAMILLE

Dans l'entreprise aménagée au sous-sol de sa résidence, Marie-Pier Guévin-Michaud accueille neuf enfants. Pour l'aider à accomplir son travail, elle compte sur l'appui de sa mère Dominique Guévin et de sa grand-mère Thérèse Landry.

Toutes deux ont complété une formation en réanimation (RCR) et sont en train de parfaire un cours pour travailler en milieu de garde.

Pour Dominique Guévin, cette carrière correspond à un nouveau départ. Elle-même en affaires pendant vingt-cinq années, elle dit avoir éprouvé un besoin de changement. « J'ai moins de stress maintenant, moins de responsabilités. Je n'ai plus à m'occuper de comptabilité », confie-t-elle.

Mme Guévin ajoute qu'il est parfois plus délicat de travailler avec sa propre fille. « Ça nous amène à travailler sur soi. Il faut faire attention quand on a quelque chose à dire pour ne pas créer un froid », explique Mme Guévin.

Thérèse Landry complète l'équipe. « Je viens au moins une journée par semaine pour accompagner, pour aider. Ça me change les idées », confie celle qui a vécue une expérience difficile avec la disparition de son mari, l'an dernier.

« Ça prend de la patience pour travailler ici et de la patience, j'en ai », souligne Mme Landry. Elle rappelle qu'elle a fait carrière pendant trente ans dans un centre d'hébergement pour aînés.

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LA TRIBUNE LIBRE

Après une annonce de vente d'une église ...

Par Lionel Émard, prêtre

Mardi 28 avril 2015, la communauté chrétienne Saint-Gérard-Majella, de la paroisse Saint-Michel, a appris la décision que l'église paroissiale sera mise en vente puisque ni la communauté, ni la paroisse ne sont en mesure de garder l'église de la communauté.

L'étonnement, dans cette annonce, fut la réaction silencieuse des gens de la communauté. Les gens s'y attendaient d'où une certaine résignation, mais où est la réflexion communautaire face à une telle annonce ? En sommes-nous maintenant à fermer une église comme si c'était une vieille grange qui a fait son temps ?

Face au déclin de la religion et la fermeture d'églises et de paroisses, et bientôt de diocèses, y-a-t-il une réflexion qui est faite ? À écouter les prises de parole de dirigeants et penseurs religieux, on a le sentiment qu'ils se propulsent en avant sans se demander si les échecs d'aujourd'hui ne seront pas aussi les échecs de demain.

Il existe présentement une espérance béate chez plusieurs; on se compte des histoires sur l'avenir de la foi sans toucher d'un iota les structures actuelles et les façons de faire que ce soit au niveau des célébrations religieuses et l'éducation religieuse. On continue à faire comme hier pour demain, avec échec garanti. La mort rôde autour des communautés chrétiennes et personne n'est présent pour accompagner ceux qui s'en vont à leur dernier repos.

Je le reconnais, mon mot est rempli de désespérance, je voudrais bien espérer, mais comment espérer quand personne me donne des raisons signifiantes d'espérer ?

Depuis des années, nous voyons des chrétiens partir les uns après les autres et ne voyons personne venir prendre la place de ceux qui quittent.

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SPORTS

Profondeur, travail acharné et capacité d'adaptation

« Notre plus grande force est notre concept d'équipe. Chacun a travaillé fort et s'est concentré sur le rôle qu'il avait à jouer » – Richard Farley

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  — Pour les étudiants du niveau collégial, c'est la fin du calendrier. Certains repartent avec un diplôme en poche, d'autres reviendront à la fin de l'été poursuivre leurs études.

Du côté des étudiants-athlètes en hockey des Rebelles du Cégep de Sorel-Tracy, cette fin de session est empreinte d'une grande satisfaction. Chacun des joueurs endosse le titre de Champion de la ligue collégiale du Réseau du sport étudiant du Québec, le RSEQ.

« Nous partageons tous un grand sentiment de fierté. Les succès que les Rebelles ont connus cette saison sont le fruit de cette culture du travail que nous voulons développer ensemble, avec le personnel et avec les joueurs », explique Richard Farley, responsable du programme Hockey au Cégep de Sorel-Tracy. Le moment est donc bien choisi pour faire le bilan de cette campagne 2014-2015.

DU CARACTÈRE

« Dès la fin du recrutement, nous savions que cette équipe avait beaucoup de caractère, même si elle était jeune. Parmi les joueurs qui rejoignaient l'équipe, nous en avions vus plusieurs performer dans des situations critiques. Ils nous avaient étonnés par leur maîtrise. Si bien qu'en début de saison, nous avions confiance, même si nous savions qu'il fallait beaucoup travailler », poursuit M. Farley. Il rappelle que dès le début de la saison, un leitmotiv a commencé à circuler dans les rangs de la formation puis y a trouvé un écho. En effet, joueurs et entraîneurs ressassaient la phrase « why not us ? » (pourquoi pas nous ?), selon une expression empruntée aux illustres Raymond Bourque et Patrick Roy.

Et puis comme à chaque année, pour donner la mesure, l'entraîneur-chef Éric Messier – un ancien de l'Avalanche – dispense ses enseignements auprès des joueurs.

Il veille à instaurer plusieurs systèmes de jeu afin de pouvoir s'adapter aux différents adversaires et aux situations diverses. « Il est parfois difficile pour des joueurs de talent, surtout après un début de saison exceptionnel de dix victoires consécutives, de croire en un système défensif », relate Richard Farley.

À ce titre, il mentionne qu'un passage difficile en milieu de saison, aura en fin de compte été bénéfique pour l'équipe. Et pour cause, puisque tous les joueurs se sont alors appliqués à respecter les consignes. « En bout de ligne, c'est notre profondeur, notre travail acharné et notre capacité d'adaptation qui nous a procuré ce Championnat. »

SOLIDE DEVANT LES BUTS

Si les Rebelles se sont démarqués sur tous les plans, ils ont été particulièrement bien servis devant les filets, avec le duo formé de Sébastien Dupré et Émilien Boily. Ce dernier a notamment brillé lors du banquet de Remise des mérites du hockey collégial masculin, le 18 avril dernier. Le gardien des sorelois a été nommé recrue de l'année, athlète par excellence en plus d'être nommé sur la première équipe d'étoiles de la ligue.

« Le gardien des Rebelles du Cégep de Sorel-Tracy a montré une fiche de quinze victoires et quatre défaites, a présenté une moyenne de but alloué de 2,40 et une moyenne d'efficacité de 0,926. Émilien a permis aux Rebelles de terminer au deuxième rang de la saison régulière et de mettre la main sur le championnat provincial », notent les responsables du Réseau du sport étudiant du Québec.

De plus, le défenseur Pier-Luc Morin du Cégep de Sorel-Tracy a été nommé le joueur par excellence des séries éliminatoires. « Tout au long de la saison, Pierre-Luc Morin a été un capitaine exemplaire avec cette jeune équipe. Certes, ses performances ont été à la hauteur de son talent – il a d'ailleurs été nommé le joueur par excellence des séries – mais c'est le modèle parfait de ce que nous recherchons comme attitude sur et hors glace », commente Richard Farley.