Le projet de rénovation de la caserne de Pierreville est rejeté

Caserne incendie PierrevilleUne des cinq municipalités membres de la Régie d'Incendie retire son appui au projet de rénovation.

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  — Le projet de rénovation de la caserne incendie située à Pierreville ne verra pas le jour. Yamaska, une des cinq municipalités membres de la Régie d'Incendie Pierreville - St-François-du-Lac, retire son appui. Le maire de Yamaska, Louis R. Joyal, confirme que les élus ont pris cette décision, lors de l'assemblée du 13 avril dernier.

« Le projet, tel qu'il était présenté, ne nous semblait pas bien ficelé. Ce n'était pas intéressant à long terme », confie M. Joyal, lors d'un entretien téléphonique.

Le maire de Yamaska considère que la rénovation du bâtiment pourrait être beaucoup plus onéreuse que le coût du projet, estimé à 256 000 $. Il craint que des frais cachés fassent grimper la facture, lorsqu'il s'agit de rénover un vieux bâtiment.

De l'avis de M. Joyal, l'emplacement du bâtiment actuel pose également problème. La caserne est située en zone résidentielle, sur le même quadrilatère que l'école primaire. De plus, l'espace de stationnement pour les pompiers volontaires est à peine suffisant.

Le maire pense qu'il serait opportun de considérer de nouveau le projet de construire une caserne neuve à Saint-François-du-Lac, avec un accès direct à la route 132. Ce projet faisait partie de plusieurs propositions présentées par la Régie en 2012.

« Nous pensons qu'il vaut mieux prendre le temps de bien préparer un projet et de bien le présenter à la population. Nous devons tenir compte de la possibilité d'aller chercher des subventions », précise Louis R. Joyal.

Mentionnons qu'avant les derniers développements, les cinq municipalités qui constituent la Régie d'Incendie Pierreville - St-François-du-Lac avaient donné leur accord au projet de rénovation.

Chacune avait adopté une résolution, au cours de leur séance du conseil respective, soit en février ou en mars dernier. Chaque Municipalités autorisait la Régie d'Incendie à contracter un règlement d'emprunt avec le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, pour un montant n'excédant pas 900 000 $, sur une période de 20 ans. Cette somme devait être investie pour les travaux de rénovation du bâtiment et pour l'achat de matériel roulant. En effet, en plus du projet de rénovation de la caserne des pompiers, estimé à 258 000 $, la Régie considérait également l'achat d'un camion autopompe pour 336 000 $ et d'une unité de secours à un coût estimé à 256 000 $;

La Régie d'incendie Pierreville- Saint-François-du-Lac assure le service de protection incendie, notamment aux municipalités de Pierreville, Saint-François-du-Lac, Saint-Gérard-Majella, Yamaska et Saint-Pie-de-Guire.

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LA TRIBUNE LIBRE

Une histoire, une vie, une image, une maison bâtie ...

Maison Jean-Louis LeducLa Municipalité de Sainte-Victoire-de-Sorel met en vente un immeuble pour déménagement, afin de permettre d'implanter un projet de développement résidentiel.

PAR MARIE-LINDA ST-MARTIN  —  En plein coeur du village, tout près de l'église Ste-Victoire de Sorel, une des plus vieilles maisons risque d'être démolie.

Construite en 1895 par Zéphirin Leduc (père) et aidé de Mathias Péloquin, cette maison pièce sur pièce comprend deux lucarnes et une grande galerie tout autour. Ce bâtiment représente la richesse du passé historique de ce village.

L'ancien propriétaire, Zéphirin Leduc (père) était propriétaire du moulin à scie Leduc et Leclerc. Ce dernier a fourni tout le bois nécessaire aux constructions des maisons qui ont formé le village et les campagnes environnantes.

On parle ici d'une des plus vieilles maisons car en 1923 à la fin de l'automne, un incendie détruit une partie du village, depuis du magasin général de Paul Bardier jusqu'à la résidence de M. Beaudreau, soit une dizaine de maisons à l'époque.

Zéphirin Leduc (père), époux de Joséphine Cardin, habitait cette maison ainsi que son fils Zéphirin Leduc Junior, époux de Rosie-Anne Antaya et leurs enfants: Rollande Leduc, Aimée-Rose Leduc-Bardier, Georges-Étienne et Jean-Louis Leduc.

Cette résidence de la belle d'époque hébergea trois générations de Leduc.

Jean-Louis perdit sa mère à l'âge de 3 mois et sa grand-mère Joséphine l'éleva jusqu'à l'âge de son entrée au collège. Historien de profession, il enseigna l'histoire dans notre région.

Jean-Louis Leduc fut député à Ottawa sous la gouverne libérale de 1979 à 1984. C'est grâce à lui si un octroi de 350 000 $ fut accordé à la municipalité de Ste-Victoire-de-Sorel pour la construction du Centre récréatif en 1985, subvention provenant du fonds Laprade.

Il fut également maire de 1951 à 1953, propriétaire de l'épicerie-boucherie du village, maître de poste dans la bâtisse de Colbert St-Martin.

Quel héritage doit-on laisser sur notre passé ? Qu'aurons-nous conservé pour leur raconter ? Une histoire, une vie, une image, une maison bâtie ...

En terminant, je tiens à remercier toutes les personnes qui ont partagé de précieuses informations pour la rédaction de ce texte.

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SPORTS

Un grand sentiment de fierté

Les Rebelles du Cégep de Sorel-Tracy remportent le Championnat de hockey collégial.

Hockey Rebelles ChampionsMission accomplie ! Après 3 ans avec les Rebelles, le finissant Alexandre Charbonneau savoure ce moment inoubliable.   PHOTO KARELLE FARLEY

PAR FRANÇOIS BEAUDREAU  —  Le Championnat provincial de hockey collégial masculin revient aux Rebelles du Cégep de Sorel-Tracy remporte. Il aura suffit de quatre affrontements pour départager les vainqueurs.

La série opposait Les Rebelles au Boomerang du Cégep André-Laurendeau. Sorel-Tracy avait échappé le premier match par la marque de 8 à 5. Les Sorelois ont ensuite signé trois victoires d'affilée, ce qui leur a permis de remporter les grands honneurs.

« Vincent Michaud, un joueur de soutien qui travaille toujours avec acharnement et très apprécié de ses co-équipiers, marque son seul but en séries dans le dernier match pour porter le score 1 à 1. Ce but a provoqué toute une réaction sur le banc et dans les estrades auprès des nombreux partisans des Rebelles qui avaient fait le déplacement à Ville LaSalle », note Richard Farley, responsable du programme hockey au Cégep de Sorel-Tracy.

« Justement le fameux septième joueur... les partisans des Rebelles ont été d'un support incroyable qui force toute l'équipe à vouloir en donner davantage! »

Tout au long des séries, le joueur de centre Antoine Leblanc est l'attaquant qui a été le plus utilisé, note Richard Farley, responsable du programme hockey au Cégep de Sorel-Tracy. « Il jouait sur tous les désavantages numériques et le rôle de son trio était de contrer les meilleurs attaquants de l'équipe adverse. En passant, c'était le même rôle que jouait Éric Messier lors de la conquête de la Coupe Stanley de l'Avalanche en 2001 ! »

Trois des joueurs des Rebelles ont été nommés étoiles de la semaine au hockey collégial par le Réseau de sport étudiant du Québec, le RSEQ. Les attaquants Xavier Lamarche et Jason Lavallée, de même que le défenseur Pier-Luc Morin, ont reçu cette distinction.

De plus, Pierre-Luc Morin reçoit le titre de joueur par excellence des séries. « Il a été de loin le joueur le plus utilisé, a excellé dans toutes les facettes du jeu et a exercé un leadership positif sur cette jeune équipe. Le gardien Émilien Boily a continué sur la même lancée qu'en saison régulière en étant dominant et intimidant devant le filet. Xavier Lamarche, Jason Lavallée et Gabriel Morin ont marqué la moitié des buts de l'équipe en séries (17/34). Cependant, ce n'est pas un cliché que d'admettre que ce championnat est une victoire d'équipe », souligne Richard Farley.