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Des hausses des tarifs qui entrainent la chute de l'achalandage

Perte de 71 000 véhicules en moins à Sorel, 9 mois après la hausse de tarifs, selon les chiffres obtenus par la Coalition avenir Québec.

Par François Beaudreau [12/04/2016]

L'achalandage des traversiers est en chute libre depuis les hausses de tarifs imposées par le gouvernement du Québec, dénonce le député de Nicolet-Bécancour et critique de la Coalition Avenir Québec pour la stratégie maritime, Donald Martel.

« D'après les chiffres obtenus par la CAQ, entre mai 2015 et janvier 2016, soit les 9 mois suivants la hausse de tarifs, 25% moins de véhicules ont emprunté le traversier à Québec et 17% de moins à Sorel que durant la même période, l'année dernière. Concrètement, cela représente une perte de 69 000 véhicules à Québec et de 71 000 à Sorel », mentionne le député, dans un communiqué émis, à la suite d'un point de presse tenu aux abords de la traverse Québec - Lévis, le 21 mars dernier.

Il était accompagné des députés de La Peltrie, Éric Caire, et de Lévis, François Paradis.

« Malheureusement, l'hémorragie ne s'arrête pas là: pour les passagers, cette baisse atteint 11% pour chacune de ces traverses, soit 153 000 passagers de moins à Québec et 80 000 de moins à Sorel », déclare Donald Martel. « C'est simple : les libéraux sont en train de couler la Société des traversiers du Québec avec sa hausse allant jusqu'à 25% des tarifs imposée l'an dernier. On a beau changer le ministre responsable de l'industrie des traversiers, nous sommes toujours confrontés à la même réalité : le navire prend l'eau. La mauvaise gestion libérale fait carrément fuir la clientèle. L'année 2015 a été catastrophique et à la lumière des chiffres que l'on partage aujourd'hui, j'ai le sentiment que 2016 sera tout aussi pire. »

RÉPERCUSSIONS

Pour sa part, le député Éric Caire estime que la baisse de l'achalandage a des répercussions sur les finances de la Société des traversiers du Québec.

Entre mai 2015 et janvier 2016, il note un manque à gagner de près de 2 millions de dollars.

« Il y a les conséquences humaines pour les utilisateurs, mais il y a aussi des conséquences pour les revenus de l'État. 2 millions, ça représente près de 10% des revenus de billetterie de l'organisme, creusant donc davantage la dette de la Société des traversiers du Québec qui, je le rappelle, multiplie déjà les déficits. Il faut être honnête: ça prend bien des libéraux pour réussir à perdre de l'argent avec une hausse de tarifs ! », fustige Éric Caire, porte-parole de la CAQ pour la Capitale-Nationale.

Quant au député de Lévis, François Paradis, celui-ci dénonce le choc tarifaire subi par les milliers de personnes qui empruntent chaque mois la traverse entre Québec et Lévis.

« Un peu à l'instar de la situation à Sorel, l'achalandage a drastiquement diminué ici, car c'est tout simplement rendu trop cher pour plusieurs de continuer à se payer ce service », déplore M. Paradis.

Enfin, les trois députés s'entendent pour dire que malgré cette hausse de tarifs, différents exemples de mauvaise gestion et de gaspillage de fonds publics à la Société des traversiers du Québec font la manchette à presque toutes les semaines.

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