L'annonceur

POLITIQUE

Donald Martel dresse un bilan de la situation économique de la région

Le député souhaite qu'il y ait moins de politique et plus de résultats pour le Parc industriel et portuaire de Bécancour.

Par François Beaudreau [21/06/2016]

Selon député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, le parc industriel et portuaire de Bécancour ne réussit pas à générer les investissements ni les emplois suffisants pour redonner à la région le nouvel élan dont elle a besoin.

En conférence de presse, le 17 juin dernier, M. Martel a présenté un relevé non exhaustif des annonces d'investissements effectués dans le parc au cours des dix dernières années.

La valeur totale des projets pris en compte ou annoncés depuis 2006 pour le parc industriel dépasse les 12 milliards de dollars. Pourtant, le député constate que dans les faits, les investissements réalisés se situent sous les 200 millions de dollars.

De même, au cours des dix dernières années, on a projeté ou annoncé la création de 2 490 emplois. Or, il s'en est créé environ 200. De plus, quelque 1 297 emplois existants ont été perdus.

« Le bilan se traduit donc par une perte nette de presque 1100 emplois, au cours de ces dix dernières années qui correspondent à dix années de pouvoir du parti libéral, qui se prétend pourtant le parti de l'économie », avance M. Martel.

Il jette le blâme de cette contre-performance sur le gouvernement. L'État québécois ne fait pas ce qui est nécessaire pour amener à terme les occasions d'affaires, identifiées par les dirigeants de la Société du parc industriel et portuaire.

LES CAUSES

Donald Martel identifie plus trois causes principales pour expliquer cette situation. Premièrement, il pointe la faiblesse des marchés. « Certains disent que les marchés actuels sont plus difficiles et que ça crée des contraintes et c'est vrai. Mais ça n'explique pas pourquoi des projets d'investissements qui totalisent plus de 6 milliards $ sont toujours à l'étude, parfois depuis plus de 4 ans », affirme-t-il.

En second lieu, Donald Martel identifie les problèmes reliés à la bureaucratie. Il reproche notamment aux fonctionnaires de ce Ministère de se comporter souvent plus comme des policiers que comme des collaborateurs.

Troisièmement, le député caquiste mentionne que les difficultés reliées au financement constituent un obstacle majeur.

Par ailleurs, M. Martel estime que la gestion du Fonds de diversification économique devrait être plus transparente. « On aimerait savoir où ils sont rendus, qu'est-ce qu'ils font, et connaître leurs bons coups », explique-t-il. Il considère que le Fonds n'est pas exploité au maximum de sa capacité et est en train de se politiser.

Le député Martel dénonce le fait que le conseil d'administration du Fonds n'ait même pas accusé réception à une demande de rencontre qu'il lui avait faite, le printemps dernier.

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