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POLITIQUE

Plamondon dénonce les ratés majeurs du programme fédéral d'investissement pour fermes laitières

Le député estime que le Québec agricole est de loin le plus grand perdant de l'accord de libre-échange avec l'Europe.

Par François Beaudreau [21/09/2017]

Le député fédéral de Bécancour — Nicolet — Saurel, Louis Plamondon, condamne la manière d'agir du gouvernement canadien envers les producteurs laitiers québécois et dénonce les problèmes liés au programme de compensation destiné à pallier les pertes liées au libre-échange Canada-Europe.

« Le gouvernement abandonne à nouveau les producteurs de lait québécois. D'abord, il a négocié un accord de libre-échange avec l'Europe dans lequel il ouvre grand la porte de notre marché des fromages fins aux étrangers. Et ensuite, il se moque des producteurs avec un programme de compensation insuffisant et inadapté », lance le député bloquiste.

Doté d'une enveloppe globale de 250 millions de dollars, le programme fédéral d'investissement pour fermes laitières propose un financement maximal de 250 000 $ par ferme laitière titulaire pour la durée de cinq ans du programme. Il vise à soutenir la productivité et la compétitivité des producteurs laitiers et aider le secteur à s'adapter aux répercussions anticipées de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne.

« Les producteurs laitiers pouvaient soumettre leurs projets de modernisation à Ottawa à partir du mardi 22 août au matin. Or, le gouvernement a subitement mis fin à la période de demandes dès le 29 août alors que le nombre de projets soumis outrepassait largement les sommes disponibles pour l'année », explique Louis Plamondon.

Agriculture et Agroalimentaire Canada annonce effectivement sur son site Internet que l'agence n'accepte plus les demandes pour les projets mineurs qui se termineront avant le 31 mars 2019 ni pour les projets majeurs qui se termineront avant le 31 mars 2020.

Louis Plamondon rappelle que le Québec agricole, lorsque comparé aux provinces canadiennes, est de loin le plus grand perdant de l'Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne lorsque comparé aux provinces canadiennes. « C'est une industrie essentiellement québécoise que le Canada a choisi de sacrifier dans ses négociations avec l'Europe et ce sont nos producteurs qui souffriront de l'insuffisance des compensations. Ottawa doit dès maintenant rendre disponible l'ensemble des sommes prévues sur cinq ans, puis s'engager à augmenter l'enveloppe totale jusqu'à pleine compensation des pertes de tous les producteurs québécois. Il s'agit de l'argent des Québécois et il revient de droit aux agriculteurs de chez nous qui ont été floués », conclut le député.

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