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POLITIQUE

ABI : Quatre candidats unissent leur voix

Les candidats des principaux partis politiques dans Nicolet-Bécancour présentent une position commune sur la question du lock-out à l'Aluminerie de Bécancour.

Par François Beaudreau [12/07/2018]

Quatre candidats des principaux partis politiques aux élections québécoises du premier octobre prochain dans Nicolet-Bécancour unissent leur voix sur la question du lock-out à l'Aluminerie de Bécancour, ABI.

Réunis lors d'un point de presse qui a eu lieu à Bécancour, dans la matinée du 12 juillet 2018, Lucie Allard, candidate du Parti Québécois, Marie-Claude Durand, candidate du Parti libéral du Québec, Donald Martel, candidat de la Coalition Avenir Québec et François Poisson, candidat de Québec solidaire, s'entendent pour souhaiter un règlement négocié. Les quatre candidats disent faire confiance au médiateur spécial Lucien Bouchard, chargé de rapprocher les parties. Ils pressent l'employeur et le syndicat de négocier de bonne foi. Les candidats estiment qu'il serait hautement souhaitable que ce conflit soit réglé très rapidement.

Cette initiative a été proposée par François Poisson qui souhaite ainsi influencer positivement le conflit de travail. « Tout le monde a été d'accord d'emblée. Il s'agissait juste de s'entendre ensuite sur un contenu à transmettre », explique le candidat de Québec solidaire. « En politique, les gens sont capables de se rassembler et de se parler quand l'enjeu est aussi important que celui-là. »

« On est tous touchés par le conflit, que ce soit la famille, des amis qui y travaillent. On est touchés au niveau économique aussi. On voudrait que ça se règle avant l'élection. On ne veut pas que ça devienne un enjeu électoral », souligne la candidate du Parti libéral du Québec, Marie-Claude Durand.

« C'est vraiment important pour notre région, au-delà de la partisannerie. L'enjeu, actuellement, c'est de régler ce conflit-là le plus rapidement possible dans les meilleures conditions qui soient », affirme Lucie Allard, candidate du Parti Québécois.

« Je pense que les gens souhaitent qu'on fasse de la politique autrement », explique Donald Martel de la Coalition Avenir Québec. « Ce conflit-là a assez duré et on souhaite un règlement très rapide. C'est trop important pour la région, pour l'économie, pour les travailleurs, les familles, les sous-traitants, etc. »

Rappelons que la direction d'ABI a décrété un lock-out le 11 janvier dernier.

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