L'annonceur

RÉGIONAL

Un chasseur sachant chasser... depuis 1938

Paul Shooner compte 80 saisons de chasse à son actif.

Par François Beaudreau [11/10/2018]

Comme tous les chasseurs, Paul Shooner, bon pied bon oeil, sort de son lit à 4h30, dans la matinée du 22 septembre dernier. Accompagné de ses deux fils, Éric et Karl, ils se rendent aux abords du lac Saint-Pierre pour l'ouverture de la saison de chasse aux oiseaux migrateurs. Rien d'exceptionnel, pensez-vous ? Sauf que Paul Shooner, aujourd'hui âgé de 95 ans, n'a jamais manqué un seul de ces rendez-vous d'automne... depuis 1938.

« Cette année, c'est ma quatre-vingtième saison de chasse. Je n'ai jamais manqué une ouverture », relate-t-il. À sa première partie de chasse, il avait quinze ans. Paul Shooner accompagnait son père Georges. « Dans ce temps-là, la chasse ouvrait le 1er septembre. Mon père et moi avions été chasser sur la terre de Lucien Jutras, dans le rang du Petit-Bois. Notre guide était Paul Boisvert. Il pratiquait la pêche commerciale. Comme tous les gens de son métier, après la saison de pêche, ils devenaient guide de chasse. »

M. Shooner se souvient de sa première veille, dans l'attente de l'aube. « Nous avions dormi dans la chaloupe, sur de la paille. Nous appelions ça une cache. Aujourd'hui, nous chassons sur la terre ferme. »

Habile chasseur, Paul Shooner avoue toujours été précis lors de la pratique de son sport favori. À maintes occasions par le passé, il a participé à des compétitions de tir au pigeon d'argile. « J'ai même remporté le premier prix à une compétition provinciale en 1962. J'avais atteint ma cible quatre-vingt-quatorze fois sur cent. »

UN DÉTOUR DU CÔTÉ DE L'HISTOIRE

En plus de s'adonner à la chasse, M. Shooner est un féru d'histoire qui n'hésite pas à partager ses découvertes comme ses riches souvenirs. Mettant de côté ses cartouches et son fusil pendant quelques jours, il a l'intention de rendre à Danville, le 12 octobre, pour assister à une cérémonie commémorative en l'honneur de Daniel Johnson, père. L'année 2018 marque le cinquantième anniversaire du décès de cet homme politique d'envergure, originaire de cet endroit. « Il était un homme brillant, attachant », se rappelle Paul Shooner. « Cette cérémonie sera une occasion de rencontrer quelques-uns des anciens collègues du parlement. » Député de l'ancienne circonscription de Yamaska à l'Assemblée nationale, de 1966 à 1970, M. Shooner avait été élu sous la bannière de l'Union nationale dont le chef Daniel Johnson, père, a été Premier ministre du Québec, de 1966 à 1968

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