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POLITIQUE

Une Grande corvée pour contrer la rareté main-d'oeuvre

Le Centre-du-Québec est l'une des régions où le taux de postes vacants est le plus élevé.

Par François Beaudreau [24/01/2019]

Les entreprises peinent à combler leur besoin en main-d'oeuvre et plusieurs postes demeurent vacants pendant une longue période, compte tenu de la vigueur de l'activité économique, jumelée à la diminution de la taille de la population âgée de 15 à 64 ans. Par manque de travailleurs, des entreprises sont contraintes de refuser des contrats tandis que d'autres doivent même fermer leurs portes.

Certaines régions sont davantage touchées par cette pénurie. Les taux de postes vacants les plus élevés se retrouvent au Centre-du-Québec, dans la Capitale-Nationale, l'Abitibi-Témiscamingue, Chaudière-Appalaches et en Montérégie.

Selon les données régionales du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, il y a 4 105 postes vacants eu Centre-du-Québec seulement. Les métiers de l'électricité, de la construction et des industries comptent parmi ceux qui comptent le plus grand nombre de postes vacants.

Dans ce contexte de rareté de la main-d'oeuvre, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, annonce le lancement d'une Grande corvée et d'une tournée du Québec afin d'écouter et outiller les entreprises.

Plus de 200 conseillers du ministère sont mis à contribution, par l'intermédiaire de son réseau de 165 bureaux de Services Québec et centres locaux d'emploi, situés dans les 17 régions administratives.

« Avant on était habitués de recevoir des salariés qui cherchaient des emplois. Maintenant on va aller au-devant des entreprises qui sont en quête, qui sont à la recherche de salariés », a mentionné le ministre Jean Boulet en conférence de presse, le 17 janvier dernier.

Cette initiative sera déployée sur quatre fronts, à savoir intégration, adaptation, formation et augmentation de la productivité.

Au sujet de l'intégration, le ministre souligne que les autochtones, les immigrants, les personnes handicapées et les travailleurs étrangers temporaires sont sous-représentés dans le marché du travail.

M. Boulet mentionne également l'adaptation de la main-d'œuvre actuelle pour répondre à l'évolution du marché du travail et des changements technologiques.

Au chapitre de la formation, on mise sur la préparation de la main-d'oeuvre future en fonction de l'évolution des besoins du marché.

Quant à l'accroissement de la productivité des entreprises, on mise notamment sur l'acquisition d'équipement, la numérisation et la robotisation pour compenser la rareté de la main-d'oeuvre.

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