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Conclusions de la CNESST suite au décès d'un travailleur de Covilac

La CNESST rend publiques les conclusions de son enquête sur l'accident ayant coûté la vie à un travailleur.


VIDÉO CNESST

Par François Beaudreau [15/05/2019]

La planification déficiente des travaux de déblocage et d'intervention dans un silo à grain à fond conique est mise en cause par l'enquête menée par la CNESST, suite à l'accident de travail qui a coûté la vie à un travailleur de l'entreprise Covilac, Coopérative agricole, le 9 novembre 2018 à Baie-du-Febvre.

Le jour de l'accident, le contremaître Marc-André Bélisle et son équipe s'affairent à vider un silo qui contient environ 9 tonnes de maïs sec. Après avoir ouvert la trappe à guillotine, le maïs ne s'écoule pas. Le contremaître monte en haut du silo et y descend, seul, pour effectuer l'opération de déblocage. Aucun travailleur n'assure la surveillance pendant la manoeuvre. L'écoulement du maïs reprend mais M. Bélisle est entraîné vers la chute et enseveli par les grains. À leur arrivée, les pompiers évacuent le contremaître, qui ne donne aucun signe de vie. Il transporté au centre hospitalier où son décès est constaté.

« Le jour de l'accident, il n'y a aucune procédure de travail appliquée. Aucun équipement de protection individuel n'est utilisé par le travailleur. Les trappes de vidange et de remplissage n'ont pas été cadenassées. Aucun renseignement écrit concernant l'exécution des travaux, aucune surveillance du travailleur intervenant dans l'espace clos et aucune procédure de sauvetage ne sont prévus », notent les enquêteurs de la CNESST dans leur rapport.

Suite à cet accident, l'employeur s'est vu interdire toute intervention en espace clos jusqu'à ce qu'il mette en place une procédure de travail sécuritaire et qu'il forme et informe les travailleurs sur les mesures à prendre en pareille situation.

Pour éviter qu'un tel drame se reproduise, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail, la CNESST, transmettra les conclusions de son enquête à l'Association québécoise des industries de nutrition animale et céréalière, à l'Union des producteurs agricoles du Québec, aux Producteurs de grains du Québec et à l'Association canadienne de sécurité agricole, afin que leurs membres en soient informés.

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