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Contrer le déclin des populations de certaines espèces d'hirondelle

Une solution innovante pour soutenir les colonies d'hirondelles de rivage dont les populations sont en fort déclin au Canada.

StructureAvec la structure de bois aménagée près des rives sur l'Île de Grâce, le Comité ZIP du lac Saint-Pierre espère accueillir les premières d'hirondelles de rivage au printemps prochain.
PHOTO GRACIEUSETÉ

Par François Beaudreau [26/11/2019]

Le Comité de la zone d'intervention prioritaire (ZIP) du lac Saint-Pierre a construit un nichoir d'un nouveau modèle jamais utilisé, dans l'archipel des îles de Sorel, afin de soutenir les colonies d'hirondelles de rivage dont les populations sont en fort déclin.

« Les hirondelles de rivage ont la particularité de creuser leurs nids dans les berges, talus et falaises abruptes composés de sable et de limon », note Sandra Pronovost, porte-parole pour le Comité ZIP. « Leurs nids sont donc susceptibles d'être détruits par les éléments ou les activités humaines. C'est pourquoi le Comité ZIP du lac Saint-Pierre tenait à construire une structure plus permanente afin de faciliter le rétablissement de leurs colonies sur le territoire du lac Saint-Pierre. »

Si les causes de son déclin ne sont pas claires, on soupçonne la perte d'habitats attribuable à différents facteurs, tels les projets de stabilisation des berges, l'exploitation commerciale de sablières, le dérangement des lieux de nidification par les véhicules tout terrain, l'urbanisation et le déclin des insectes, qui est leur principale source de nourriture, par l'utilisation de pesticides.

HIRONDELLES NOIRES

De plus, le Comité ZIP du lac Saint-Pierre a également installé un nichoir à Baie-du-Febvre pour une autre espèce, soit l'hirondelle noire, dont la situation est également préoccupante.

« En effet, entre 1970 et 2014, les populations d'hirondelles noires ont chuté de plus de 90 % au Québec. Avec une estimation de 1 100 couples nicheurs dans la province, une action était requise. »

Parmi les causes de leur déclin, les soupçons pèsent vers la diminution d'insectes. « Toutefois, la vigueur de leurs nombreux prédateurs et compétiteurs ainsi que les conditions climatiques extrêmes pourraient entrer aussi en ligne de compte », souligne Sandra Pronovost.

Le Comité de la zone d'intervention prioritaire du lac Saint-Pierre a pour mission de réhabiliter, protéger et mettre en valeur le lac Saint-Pierre et ses habitats riverains.

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