L'annonceur

RÉGIONAL

Un service de prise de sang prolongé sur cinq jours au lieu de trois

Plusieurs municipalités de la région veulent que le CIUSSS MCQ répondent favorablement à leur requête.

MobilisationPlusieurs élus municipaux, dont Ginette Nadeau, mairesse de Pierreville et Pascal Théroux, maire de Saint-François-du-Lac, veulent que le service de prise de sang soit offert cinq jours par semaine au lieu de trois.
PHOTO JOCELYNE HAMEL

Par Jocelyne Hamel [16/09/2021]

Devant la forte demande pour le service de prise de sang, plusieurs municipalités de la région se regroupent pour demander au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, le CIUSSS MCQ, de les appuyer financièrement afin d'en prolonger l'horaire de trois à cinq jours par semaine.

Avec l'arrivée des nouveaux médecins à la clinique de Pierreville, la demande de prises de sang a explosé. À la Coopérative de solidarité Shooner et Jauvin, on estime devoir faire face à une demande allant de 7000 à 8000 prises de sang par année.

Présentement, les municipalités assument la totalité des coûts. Pour sa part, Saint-François-du-Lac fournit déjà le local à titre gracieux. Elle est prête à transformer un nouveau local pour le rendre exclusivement dédié à ce service, dans le but d'offrir une permanence au personnel affecté à la prise de sang.

« C'est un service essentiel qui est offert à toute la population de la région. Pour les travailleurs, le service de prise de sang est opérationnel dès 6h le matin. C'est très apprécié », explique le maire de Saint-François-du-Lac, Pascal Théroux. « Si on calcule qu'il faut faire entre 60 et 70 kilomètres pour se rendre aller-retour, soit à Sorel-Tracy ou Nicolet, pour une prise de sang, il est évident qu'il est préférable de déplacer une personne (infirmière) tous les jours que de déplacer tous les patients qui ont besoin du service », plaide-t-il.

Le maire souligne qu'il s'agit d'un service qu'il est important de maintenir à proximité, d'autant plus qu'un certain nombre de personnes ont de la difficulté à se déplacer, compte tenu des distances à parcourir.

« Ce service contribue à désengorger les hôpitaux », ajoute Ginette Nadeau, mairesse de Pierreville. « J'estime que c'est au ministère de la Santé, via le CIUSSS, de s'impliquer monétairement. Ce n'est pas aux municipalités d'assumer tous les coûts. Il faut penser à nos citoyennes et citoyens, à leur capacité de payer. »

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