L'annonceur

CHRONIQUE

NOVEMBRE

Mots et maux de Mario

Courchesne

Par Mario Courchesne [27/11/2019]

Vent du nord glaçant corps et croûte terrestre. Mise à nue. Strip-tease des feuillus. Tapis rouge sang au sol. Moment inspirant pour le poète des temps gris. « Dehors novembre » comme le chantait si bien Dédé Fortin. Mois des morts. Mois de tous les morts. Pouvez-vous imaginer le nombre, la quantité d'humains trépassés depuis l'aube des temps ? Méchant gros tas. Que sont mes amis devenus ? Parmi les vivants, bon nombre croient à la réincarnation. Vous êtes peut-être un autre que vous-même et celui-ci sera peut-être un jour un pissenlit. Triste destinée de penser se faire décapiter une seconde vie par une tondeuse... à gaz. Pouah ! Effet de serre inclus. D'autres croient aux divinités, et ils sont nombreux ces dieux, des centaines, voire des milliers, à se proclamer champion de l'absolue vérité pour sauver nos âmes en nous offrant, lors du jugement dernier, un paradis, le nirvana ou un club med céleste, à condition de ne pas avoir trop abusé du système, quoique le pardon royal avec carte de crédit plaqué or est accepté en haut lieu. À cela, il faut ajouter diverses philosophies, mythologies et réflexions dont l'athéisme qui nous révèle qu'après la mort, pouit ! Il n'y a plus rien. Sinon que la vie continue son petit train-train quotidien. Plate à mort diront certains. Comment survivre à tout cela  ?

Prenons une pause, si vous le voulez bien, et respirons une bonne poffe de moment présent sans trop réfléchir à ce que sera demain, car demain paraît des plus inquiétants. Eh oui ! Encore une fois, l'humanité, en raison de notre mode de vie effréné, court à sa perte et est confrontée à cette imperturbable fin des temps. Déjà, on sait qu'un jour notre précieux soleil va déborder de chaleur et griller notre bonne vieille terre comme une semelle de botte. On parle ici de milliards d'années. Entre vous et moi, cette échéance est pas trop énervante pour l'instant. Mais là, nous sommes en train de jouer un vilain tour au soleil en surchauffant nous-mêmes notre terre bien-aimée.

Que faire pour s'en sortir bonnes gens de Pierreville et des alentours ? Une idée, un rêve ? Pas évident d'imaginer abandonner nos tracteurs et nos vieilles minounes sur le bord du chemin. Parlant de minoune, quand je fixe Épilogue Ignare, mon gros minet d'amour, qui me fixe du regard, je le soupçonne de connaître des vérités que moi, homo sapiens, j'ignore encore et qu'il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps. Comme le déclamait Jean Gabin, « Je sais qu'on ne sait jamais ».

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